11/09/2008

Le fou, le sage et l'oiseau...

 

Un homme captura un jour un serin. L’oiseau, si petit qu’il tenait dans la paume de sa main, tenta de négocier sa liberté en ces termes :
- Qu’attends-tu donc de moi ? dit-il. Je suis si petit, si maigre, je n’ai que la peau sur les os ! Rends-moi la liberté ! En échange, je te dirai trois vérités très utiles.
- Soit, dit l’homme. Mais comment pourrai-je savoir si tes vérités sont utiles pour moi ?
- C’est très simple, répondit le serin. Je te dirai la première vérité lorsque je serai encore dans ta main. Je te dirai la seconde lorsque je serai sur la branche de cet arbre ; aisni, tu auras encore le pouvoir de me rattraper si cette vérité ne te convient pas. Enfin, je te dirai la troisième, la plus importante, lorsque je serai là-haut dans le ciel.
- D’accord, dit l’homme. Dis-moi la première vérité.
- La voici : si tu perds quelque chose, s’agirait-il de ta propre vie, tu ne dois pas le regretter.

Voilà une vérité profonde, pensa l’homme : le non-attachement aux formes extérieures, en effet, est le secret de la vraie liberté. Et il ouvrit la main. L’oiseau s’envola sur la branche, d’où il proféra sa deuxième vérité :
- Si on te raconte une absurdité, n’y crois sous aucun prétexte avant d’en avoir eu la preuve !
- Très bien, dit l’homme, tu es beaucoup plus sage que ne le laissait prévoir ton minuscule crâne d’oiseau : l’être humain, en effet, est naturellement attiré par le mensonge et l’illusion, nés de sa convoitise ! Mais quelle est donc la troisième vérité ?
- C’est, lui répondit le serin qui planait désormais dans les hauteurs du ciel, que j’ai dans l’estomac, deux diamants gros chacun comme un de tes poings. Si tu m’avais tué, ta fortune était faite !

Fou de rage, l’homme tenta de jeter des pierres au serin. Puis, s’accusant, maudissant sa stupidité, il se mit à pleurer sur son sort.

- Imbécile ! s’exclama l’oiseau. Je t’ai dit de ne jamais regretter aucune chose, et tu regrettes déjà de m’avoir libéré ! Je t’ai dit de ne jamais croire une absurdité, et tu m’as cru lorsque j’ai prétendu, moi qui tiens dans la paume de ta main, avoir avalé deux diamants gros comme tes poings ! En raison de ta convoitise et de ton aveuglement, tu ne pourras jamais voler dans le ciel comme moi !

16:25 Écrit par PatVal dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

Commentaires

Bonjour c'est la vérité cela, oui les humains sont stupides
Bon week-end
Amicalement

Marie

Écrit par : Marie | 12/09/2008

URGENTISSIME !!! Bonjour,

J'ai laissé un commentaire sur votre blog Disney et à mon grand desarroi mon adresse mail apparait. Pourriez vous le retirer très rapidement car sinon ma boite va être envahie de SPAMS !!!!

JE VOUS REMERCIE D'AVANCE !!!!

Écrit par : Perrine | 19/09/2008

Le titre de la référence à ce billet sonne bien comme un bon titre pour une fable quelconque. Ainsi en cherchant la morale de toute cette histoire je résume que oui, la conduite humaine comme toujours laisse à désirer.

Écrit par : Harley - Quality Replica Watches | 09/04/2009

Enfin on a trouvé une explication bien nette de l’incapacité humaine de se montrer au-delà de sa vallée de larmes terrestre. Une belle histoire en effet, mais je n’ai pas capté précisément d’où provient-elle ?

Écrit par : Cameron - Geneva Reservation | 09/04/2009

Escellent! Une histoire trop belle est trop sage.. "si tu perds quelque chose, s’agirait-il de ta propre vie, tu ne dois pas le regretter" c'est la verite que j'ai aime le plus... car c'est difficile de regretter et c'est trop absurde..helas moi-meme je l'oublie trop souvent...

Écrit par : Harvey - Emo Hair | 10/04/2009

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